Symbola Evangelica. Evangelical Symbols
Confessio Fidei Gallicana (part 2 of 2)
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enfante engendrés des fidèles doivent être baptisés.294 Christ, that the children of believing parents should be baptized. XXXVI. Nous confessons que la sainte Cène {qui est le second sacrement) nous est un témoignage de l'union que nous avons avec Jésus-Christ,295 d'autant qu'il n'est pas seulement une fois mort et ressuscité pour nous, mais aussi nous repaît et nourrit vraiment de sa chair et de son sang, à ce que nous soyons un avec lui, et que sa vie nous soit commune.296 Or, bien qu'il soit au ciel jusqu'à ce qu'il vienne pour juger tout le monde,297 toutefois nous croyons que par la vertu secrète et incompréhensible de son Esprit, il nous nourrit et vivifie de la substance de son corps et de son sang.298 Nous tenons bien que cela se fait spirituellement, non pas pour mettre au lieu de l'effet et de la vérité, imagination, ni pensée; mais d'autant que ce mystère surmonte en sa hautesse la mesure de notre sens, et tout ordre de nature. Bref, parce qu'il est céleste, il ne peut être appréhendé que par la foi. XXXVI. We confess that the Lord's Supper, which is the second sacrament, is a witness of the union which we have with Christ, inasmuch as he not only died and rose again for us once, but also feeds and nourishes us truly with his flesh and blood, so that we may be one in him, and that our life may be in common. Although he be in heaven until he come to judge all the earth, still we believe that by the secret and incomprehensible power of his Spirit he feeds and strengthens us with the substance of his body and of his blood. We hold that this is done spiritually, not because we put imagination and fancy in the place of fact and truth, but because the greatness of this mystery exceeds the measure of our senses and the laws of nature. In short, because it is heavenly, it can only be apprehended by faith. XXXVII. Nous croyons {ainsi qu'il a été dit), que tant en la cène qu'au baptême, Dieu nous donne réellement et par effet ce qu'il y figure. Et partant, nous joignons XXXVII. We believe, as has been said, that in the Lord's Supper, as well as in baptism, God gives us realty and in fact that which he there sets forth to us;
avec les signes la vraie possession et jouissance de ce qui nous est là présenté. Et ainsi, tous ceux qui apportent à la table sacrée de Christ une pure foi, comme un vaisseau, reçoivent vraiment ce que les signes y testifient; c'est que le corps et le sang de Jésus-Christ ne servent pas moins de manger et de boire à l'âme, que le pain et le vin font au corps.299 and that consequently with these signs is given the true possession and enjoyment of that which they present to us. And thus all who bring a pure faith, like a vessel, to the sacred table of Christ, receive truly that of which it is a sign; for the body and the blood of Jesus Christ give food and drink to the soul, no less than bread and wine nourish the body. XXXVIII. Ainsi nous tenons que l'eau étant un élément caduc, ne laisse pas de nous testifier en vérité le lavement intérieur de notre âme au sang de Jésus-Christ, par l'efficace de son Esprit,300 et que le pain et le vin nous étant donnés en la cène, nous servent vraiment de nourriture spirituelle, d'autant qu'ils nous montrent comme à l'oeil la chair de Jésus-Christ nous être notre viande, et son sang notre breuvage.301 Et rejetons les Fantastiques et Sacrementaires, qui ne veulent recevoir tels signes et marques, vu que notre Seigneur Jésus prononce: Ceci est mon corps, et cette coupe est mon sang.302 XXXVIII. Thus we hold that water, being a feeble element, still testifies to us in truth the inward cleansing of our souls in the blood of Jesus Christ by the efficacy of his Spirit, and that the bread and wine given to us in the sacrament serve to our spiritual nourishment, inasmuch as they show, as to our sight, that the body of Christ is our meat, and his blood our drink. And we reject the Enthusiasts and Sacramentarians who will not receive such signs and marks, although our Saviour said: 'This is my body, and this cup is my blood.' XXXIX. Nous croyons que Dieu veut que le monde soit gouverné par lois et police,303 afin qu'il y ait quelque bride pour réprimer les appétits désordonnés du monde. Et XXXIX. We believe that God wishes to have the world governed by laws and magistrates, so that some restraint may be put upon its disordered appetites.
ainsi qu'il a établi les royaumes, républiques et toutes autres sortes de principautés, soit héréditaires ou autrement, et tout ce qui appartient à l'Etat de justice, et en veut être reconnu auteur: à cette cause il a mis le glaive en la main des magistrats pour réprimer les péchés commis non-seulement contre la seconde table des commandements de Dieu, mais aussi contre la première. Il faut donc, à cause de lui, que non-seulement on endure que les supérieurs dominant,304 mais aussi qu'on les honore et prise en toute révérence, les tenant pour ses lieutenants et officiers, lesquels il a commis pour exercer une charge légitime et sainte. And as he has established kingdoms, republics, and all sorts of principalities, either hereditary or otherwise, and all that belongs to a just government, and wishes to be considered as their Author, so he has put the sword into the hands of magistrates to suppress crimes against the first as well as against the second table of the Commandments of God. We must therefore, on his account, not only submit to them as superiors, but honor and hold them in, all reverence as his lieutenants and officers, whom he has commissioned to exercise a legitimate and holy authority. XL. Nous tenons donc qu'il faut obéir à leurs lois et statuts,305 payer tributs, impôts et autres devoirs, et porter le joug de subjection d'une bonne et franche volonté, encore qu'ils fussent infidèles, moyennant que l'empire souverain de Dieu demeure en son entier.306 Ainsi nous détestons ceux qui voudraient rejeter les supériorities, mettre communauté et confusion de biens, et renverser l'ordre de la justice. XL. We hold, then, that we must obey their laws and statutes, pay customs, taxes, and other dues, and bear the yoke of subjection with a good and free will, even if they are unbelievers, provided that the sovereign empire of God remain intact. Therefore we detest all those who would like to reject authority, to establish community and confusion of property, and overthrow the order of justice.
Notes
Philip Schaff, The Creeds of Christendom, Volume 3: The Evangelical Protestant Creeds (1877). Public domain. Text from the Christian Classics Ethereal Library.